Voici le programme présidentiel présenté par le MEDEF. Vous avez vu ? Les termes "industrie" ou "innovation" sont absents. UN PETIT FIL PATRONAT LE PLUS BÊTE DU MONDE. 1/

Jan 25, 2022 · 10:33 AM UTC

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Vous pouvez cliquer sur les entrées, je mets le lien dans le prochain touit. Voyez par vous-même : l'immense majorité des sujets révèlent entièrement de la puissance publique (fiscalité, réglementations diverses). 2/
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Les dirigeants des entreprises du pays, qui aiment tant se qualifier de "décideurs" revendiquent donc le fait d'être des gros bébés qui attendent tout de maman État. 3/ medef.com/fr/actualites/fair…
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En particulier, il n'y a aucune entrée "dialogue social". Le fait de dialoguer avec les représentants des salariés, de proposer des choses, est absent. Par contre, cette carte sera sortie si l'État a le malheur de proposer une législation progressiste. 4/13
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Si un Président proposait de revenir à 40 années de cotisation pour une retraite à taux plein (ce qui est par ailleurs une expression trompeuse, mais bon), là on nous dirait qu'il empiète sur les prérogatives des "partenaires sociaux". 5/13
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Or des sujets à propos du travail, des conditions de travail, on n'en manque pas en ce moment : télétravail, souffrance au travail, demandes d'autonomie des salariés, difficultés de recrutement dans certains secteurs, etc. 6/13
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Qu'est que les employeurs proposent à ces sujets ? Des trucs sérieux, hein, qui ont été bossés, pas des propositions que n'importe quel perroquet pourrait répéter, du type "baisse des charges flexibilité baisse des charges flexibilité baisse des charges"... 7/13
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Et surtout cette gigantesque question : que produire en France ? Comment ? Le sujet est absent. Et Geoffroy, qui n'en n'a rien à péter de rien, sauf de lui, himself et de sa personne, de faire le clown en disant qu'il n'a "rien contre la planification écologique". 8/13
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Or si les patrons attendent tout de l'État, en demandant des réductions de taxes, et donc de recettes publiques, sans même faire semblant de proposer de recettes correspondantes, ils revendiquent de creuser la dette publique. Ce qui ne leur est jamais fait remarquer. 9/13
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Dette publique contre laquelle ils vont gueuler après, en demandant de sabrer retraités, pauvres et chômeurs, sans que les camarades journalistes ne leur fassent remarquer qu'ils se foutent de notre gueule un tout petit peu quand même. 10/13
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Et s'il y avait encore une gauche dans ce pays, ou même une droite intelligente, il y aurait quelques voix pour faire remarquer que les rémunérations délirantes des dirigeants sont "justifiées" au nom de la prise de risque. 11/13
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Justification qui tombe entièrement quand les PDG sont biberonnés à mort, comme c'est le cas dans notre pays depuis un peu toujours, déjà bien avant le Covid, hein, et depuis 2 ans, bon... (Suivre @MaximCombes et @NadineLevratto sur ce point). 12/13
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On finira en remarquant que leur obsession de la "croissance" assombrit considérablement notre avenir. Il y aurait donc beaucoup de raisons de se débarrasser de ces gens très bêtes, très coûteux pour nous tous, et très méchants avec Greta Thunberg. Bonne journée. 🙂 FIN. 13/13
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